Jeudi 11 juin, nous aurons le plaisir d’accueillir Elizabeth Rudolph (maître de conférences au département de géographie de l’université de l’État libre, en Afrique du Sud) lors d’un séminaire intitulé : « L’histoire glacio-volcanique de l’île Marion (subantarctique) et les perspectives pour les techniques de géochronologie ».
En raison de travaux, le séminaire aura lieu dans le bâtiment 509 à 13 h.
Résumé :
Dans le cadre des études paléoclimatiques de l’hémisphère sud, les îles subantarctiques jouent un rôle de sentinelles essentielles pour évaluer la nature et la chronologie des glaciations du Quaternaire. À ce titre, la nature et l’étendue des glaciations passées sur l’île subantarctique de Marion (46° S ; 37° E) sont restées un axe de recherche majeur au cours des deux dernières décennies. Dans cette présentation, je donnerai un aperçu des approches utilisées pour reconstituer les glaciations passées de l’île, en commençant par une (ré)évaluation de l’histoire géologique et de l’évolution géomorphologique, puis par l’application de techniques de datation relative et directe, telles que la datation par l’altération des roches et la datation par exposition au 36Cl cosmogénique. Je mettrai en évidence certains défis et opportunités liés aux lacunes de nos connaissances sur l’évolution du paysage de l’île lors de l’application de ces techniques, et je présenterai notre approche pour les contourner.
Cela a constitué la base de notre nouvelle étude, qui consiste à appliquer la datation de l’âge de formation par la méthode K-Ar ici à GEOPS afin 1) d’affiner l’histoire volcanique holocène de l’île, et 2) de calibrer la production de 36Cl cosmogénique par spallation du Ca. Les basaltes océaniques de l’île offrent une occasion unique de tenter un étalonnage dans l’hémisphère sud du 36Cl cosmogénique issu de la spallation du Ca. Nous utilisons la technologie de fragmentation sélective par impulsions électriques (selFrag) pour la séparation des minéraux (par opposition au broyage mécanique), ce qui nous permet d’extraire des minéraux de meilleure qualité et en plus grande quantité à partir d’échantillons de terrain. Je présenterai nos premières expériences concernant l’intégration de cette technique à nos procédures.