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Leblanc Maxime

Fonction : Doctorant

Bâtiment : 504

Bureau : 108

Équipe : Paléoclimats et Dynamique Sédimentaire

Émail : maxime.leblanc@u-psud.fr

PRESENTATION :

Spécialité du doctorat

  • Terre solide : Géodynamique des enveloppes supérieures, paléobiosphère

Ecole doctorale

  • Sciences Mécaniques et Energétiques, Matériaux, Géosciences (SMEMaG)

Thématique

  • Paléoclimatologie

Domaine

  • Géosciences

Sujet du doctorat

  • Etude de la récurrence des périodes humides africaines au cours des deux derniers cycles climatiques à partir de la caractérisation des poussières sahariennes enregistrées dans l’Océan Atlantique Tropical.

Projet en cours

  • AFROCLIM – INSU – LEFE (2018-2020) – porteur : Charlotte SKONIECZNY – Sujet du doctorat.
  • AEROSED – INSU – LEFE (2017-2018) – porteur : Pierre SABATIER (Laboratoire EDYTEM, Université de Savoie) – Aérosols désertiques dans les sédiments lacustres (Corse).

Directeur de la thèse

  • Christophe COLIN (GEOPS) Co-directrice de thèse
  • Charlotte SKONIECZNY (GEOPS) Unités de recherche
  • GEOPS - Géosciences de Paris Sud UMR 8148, Orsay Intitulé de l’équipe
  • Paléoclimats et Dynamique Sédimentaire, GEOPS

PROBLEMATIQUE :

  • Au cours du Quaternaire, les variations d’insolation reçues au niveau du continent africain ont régi la dynamique de la mousson dans cette région engendrant ainsi une récurrence de périodes de précipitations accrues (Rossignol-Strick, 1985 ; Larrasoaña et al., 2013). Ces périodes humides africaines (AHPs) se caractérisent par une transformation majeure du cycle hydrologique du Sahara favorisant notamment le développement de vastes réseaux fluviatiles, de la faune et de la flore tropicale dans une région actuellement hyperaride (Drake et al., 2011 ; Skonieczny et al., 2015). Dans le contexte actuel de réchauffement climatique, les mécanismes et réponses environnementales associés à ces périodes de basculement brutal entre deux états climatiques extrêmes demeurent cruciaux à comprendre afin d’améliorer les projections climatiques. Au cours des deux derniers cycles climatiques qui couvrent les derniers 240ka, huit AHPs ont été identifiées. De nombreuses études se sont intéressées aux mécanismes associés à l’initiation et à la terminaison de la dernière AHP qui s’est produite au début de l’Holocène, mais ce sujet reste toujours très controversé (e.g., influence des hautes latitudes ou forçages régionaux, rétroactions liées à la végétation ; deMenocal et al., 2000 ; Kröpelin et al., 2008 ; Tierney and deMenocal, 2013 ; Rachmayani et al., 2015 ; Shanahan et al., 2015 ; Collins et al., 2017). Un facteur compliquant la compréhension de cette dernière AHP réside possiblement dans le fait qu’elle correspond à une période où l’obliquité et l’insolation (gouvernée par la précession) atteignent leur maxima de façon relativement synchrone ne permettant pas de clairement distinguer leurs rôles respectifs. L’étude de plus anciennes AHPs correspondant à des configurations orbitales différentes pourrait certainement apporter des éléments de réponse à ce débat. Toutefois, peu d’études leurs ont été consacrées jusqu’à présent de par la difficulté à trouver des archives climatiques permettant de reconstruire les changements passés du cycle hydrologique saharien (e.g. discontinuité des archives continentales, préservation des traceurs). Dans le cadre de ce travail de thèse, nous proposons de contourner cette difficulté en étudiant notamment le matériel terrigène éolien enregistré de façon continue dans une carotte sédimentaire marine de référence (MD03-2705 ; Malaisé et al., 2012) localisée au niveau de la marge Ouest Africaine, en Atlantique Tropical Nord-Est (ATNE). Cette archive clé permettra de nous intéresser aux sept autres AHPs identifiées au cours des deux derniers cycles climatiques. L’étude de ce matériel terrigène apporté par voie atmosphérique depuis le Sahara et le Sahel au cours de ces AHPs, dont la quantité et la composition sont étroitement associées aux conditions environnementales régnant au niveau de ses zones sources (aridité, végétalisation...), permettra, de façon indirecte mais inédite, de proposer des reconstructions du cycle hydrologique saharien au cours de ces transitions climatiques clées. L’objectif étant, in fine, d’améliorer notre compréhension des mécanismes associés à la récurrence de ces variabilités rapides du climat dans cette région du monde particulièrement vulnérable.

Mots-clefs

  • Cycle hydrologique saharien, minéralogie, poussières sahariennes, géochimie, Quaternaire, variabilité rapide du climat

AUTRES :

  • Participation à des missions océanographiques nationales :
    • Missions océanographique « HydroSed » à bord du N/O Marion Dufresne en mer de Chine (fin de M2) – Juillet 2018. Chef de mission : Christophe COLIN. http://www.hydrosed.cearc.fr/
    • Mission océanographique « Mingulay-Rockall » à bord du N/O Atalante en Atlantique du Nord (fin de L3) – Juin/Juillet 2016. Chef de mission : Mary ELLIOT ; Tutrice de stage : Stéphanie DUCHAMP-ALPHONSE. http://ilsremontentletemps.inflexion.info