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Mission de terrain Yakoutie Centrale 2016

Mission de terrain Yakoutie Centrale 2016

Le réchauffement climatique est très important en Yakoutie Centrale (Sibérie Centrale), atteignant environ 3°C depuis les années 60. Or dans cette région, il y a un pergélisol qui contient beaucoup de glace et qui est très sensible aux variations du climat. Ce pergélisol fond de manière croissante mais, la relation entre la fonte et les paramètres climatiques (température et précipitations) en Yakoutie Centrale reste encore mal contrainte. Cette fonte pose un certain nombre de problèmes globaux et locaux, comme la libération de gaz à effet de serre ou provoque des effondrements, glissements de terrain ou modifie les ressources en eau, impactant les populations locales.
Notre recherche se focalise sur l’étude de lacs et de glissements de terrain dus au dégel du pergélisol afin de reconstituer comment et à quel rythme le pergélisol fond et d’établir les liens entre cette fonte, le climat et les activités humaines.

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En septembre 2016, une mission de terrain près du village de Syrdakh à 100 km à l’Est de Yakutsk a été réalisé par Antoine Séjourné et François Costard (Géosciences Paris-Sud) en collaboration avec le Melnikov Permafrost Institute (Yakutsk). Le but est de suivre les mêmes lacs et glissements de terrain chaque année pour mesurer l’évolution de la topographie à l’aide d’un DGPS haute-précision (centimétrique) et d’images prises par un drone. L’évolution de la température du pergélisol est mesurée par sonde thermique jusqu’à 3,2 m dans le sol. Un ancien champ agricole a été instrumenté et étudié cette année, et constitue un nouveau site d’étude. Nous ramenons aussi des échantillons d’arbres pour dater le pergélisol et les lacs par dendrochronologie (comptage des cernes des arbres).

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Nous avons ensuite revisité les îles instrumentées situées sur le fleuve Léna au Sud de Yakutsk à bord du bateau du Permafrost Institute. A cette occasion, nous avons pu récupérer les températures du pergélisol enregistrées en continue par nos instruments implantés sur place. Nous avons pu aussi mesurer l’érosion des berges suite à la débâcle de mai 2016. Cette mission de terrain a été financé par le Programme André Mazon.