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Mars, une activité fluviale globale tardive ?

Bouley, S., and R. A. Craddock (2014), Age dates of valley network drainage basins and subbasins within Sabae and Arabia Terrae, Mars, J. Geophys. Res. Planets, 119, doi:10.1002/2013JE004571

La planète Mars est certainement aujourd’hui la planète la plus étudiée dans le système solaire mais de nombreuses questions restent en suspend. Notamment celle de l’eau… Afin de mieux connaitre l’environnement primitif de la planète Mars, il est important de déterminer combien de temps l’eau a pu couler à la surface de la planète rouge au début de son histoire. Alors que l’activité fluviale est encore souvent considérée comme noachienne (>3.7 Ga), Sylvain Bouley (GEOPS, Université Paris Sud) et Robert Craddock (Smithsonian Institution) ont démontré dans une publication du Journal of Geophysical Research (Issue 119 :6 – 15/7/2014) qu’une grande partie des réseaux de vallées fluviales observables aujourd’hui étaient encore actifs durant l’Hespérien (3.7-3.2 Ga). En étudiant la variabilité de la densité de cratères situés dans 27 basins de drainage s’étalant sur une grande partie des terrains de l’hémisphère sud, les auteurs ont pu également démontré que l’activité fluviale s’était certainement arrêtée en même temps à l’échelle globale de la planète autour de 3.5 Ga. Alors que de précédentes études démontraient que l’arrêt de l’activité fluviale semblait très graduelle dans le temps entre le Noachien et l’Hespérien, cette dernière étude semble confirmer un changement climatique majeur plus rapide non pas à la transition entre le Noachien et l’Hespérien mais plus tardivement durant l’Hespérien. La présence d’une eau pérenne durant cette période tardive indique bien que le climat martien devait être plus chaud et humide que ce que l’on observe aujourd’hui. Ces réseaux de vallées fluviales hespériens sont contemporains de nombreux lacs et des premières vallées de débâcle. Ces nombreux indices indiquent bien qu’un véritable cycle de l’eau existait encore à cette époque avec des chutes de neiges et/ou précipitations et de l’eau qui ruisselait, s’infiltrait et formait de nombreux lacs et aquifères.


Wareggo Valles, un réseau de vallées encore actif à l’Hespérien

Voir en ligne : Site Université Paris-Sud